[*] Récit d'Hypokhâgneux, Partie IV [*]

[*] Récit d'Hypokhâgneux, Partie IV [*]
Bal de Stan' @Planet Hollywood

Le premier trimestre est clôt. Bien que ce soit quelque peu hâtif d'établir un prolégomène de bilan, plusieurs lignes de fond sont observables.

Tout d'abord, le Collège Stanislas -institution si redoutée!- se révèle être porteur de plusieurs valeurs et d'une morale qui semble bon d'acquérir quant à notre vie adulte prochaine... De fait, la visée première de Stanislas n'est pas de surcharger l'esprit téméraire du préparationnaire, ni d'annihiler toute vie sociale. Au contraire, le but de Stan' est de construire des adultes responsables, capables de comprendre et de résoudre les enjeux du monde contemporain. Ainsi, Stanislas n'est pas une prépa usine (contrairement à d'autres...), mais une prépa familiale, voire une prépa poterie (observez la métaphore...).

L'Hypokhâgne, quant à elle, constitue un réservoir quasi illimité de connaissances et de satisfactions. Certes, il peut paraître curieux d'appeler bonheur le fait de jongler de la philosophie Cynique aux Lettres persanes, en passant par le théorème de Taylor-Lagrange... Néanmoins, l'Hypokhâgne ne doit pas s'appréhender comme une contrainte, mais comme une passion.

Certes, la masse de connaissances à assimiler est importante, l'enchaînement DS-DM-Khôlles peut sembler rédhibitoire de prîme abord, cependant l'amour du travail compense vite ce désarroi temporaire... De plus, il faut s'habituer à un nouveau référenciel de notation, les 20 n'existent plus en prépa mes chers amis... C'est pourquoi l'Hypokhâgneux doit faire preuve d'humilité, afin d'affronter son désastre linguistique, qui peut par moment être équilibré par de très agréables surprises...

Inscrit en parallèle à la mythique Sorbonne en Lettres Modernes, mon expérience de préparationnaire est plus enrichissante que prévue. Bien entendu, le travail est de rigueur, l'attrait littéraire prend peu à peu le dessus sur les autres matières, et, fort heureusement, les amis sont là, toujours là. Avec les Hypokhâgneux, cette ribambelle de lettreux qui grandit jour après jour, il ne se passe pas une journée sans d'immenses rires, puis ces lettreux sont un réservoir insoupçonné de bêtises en tout genre... Puis, quel bonheur de rentrer sur Tours vous revoir, vous, les "amis d'enfance". Passez une soirée avec vous, prendre un verre, passer un coup de fil, des moments apparemment anodins qui, après coup, deviennent uniques.

L'année passe vite, bien trop vite. Chaque moment doit être apprécié, savoûré, afin de ne pas sombrer dans une nostalgie typiquement hivernale, voire ultimement nervalienne. L'avenir s'approche à grands pas. Sans nul doute, il faudra saisir le kairos¹ dès qu'il se présentera.

¹: moment opportun

# Posté le mercredi 26 décembre 2007 05:21

Modifié le mercredi 26 décembre 2007 06:20

[*] Retour. En toute chose, il faut considérer la fin. [*]

[*] Retour. En toute chose, il faut considérer la fin. [*]
Mercredi 7 novembre, 21h, retour au Collège Stanislas.

Je pense à vous et à vos études, bon courage, et à très vite.

Et surtout, n'oubliez pas de vivre.

# Posté le mercredi 07 novembre 2007 10:41

Modifié le mercredi 07 novembre 2007 11:07

[*] Nostalgie ... [*]

[*] Nostalgie ... [*]
(L)

Ah, cette Île de Ré ...

# Posté le jeudi 01 novembre 2007 15:21

[*] Récit d'Hypokhâgneux, Partie III [*]

[*] Récit d'Hypokhâgneux, Partie III [*]
Après 2 mois de travail acharné, 7 DS, 8 khôlles, 3 tours du Luxembourg, 1 narguillet, 1 rappel à l'ordre, 1 soirée BDE... les premières vacances de l'Hypokhâgneux, émaillées -fort heureusement- d'un DM dans chaque matière. Beaucoup de choses se sont passées depuis la rentrée. Le fameux DS du mercredi matin vient sonner le glas de la semaine du littéraire -dernier en date, en Philosophie: Pourquoi y a-t-il de l'être et non pas plutôt rien?-. De même, les premières khôlles -expériences uniques- avec des profs de l'ENS parachèvent la fantasque journée de l'Hypokhâgneux, qui, après être sorti durant 1h de sa torpeur diurne, file au self déguster la sublime "bouffe" qui lui offre Scolarest (pire que Sodexho :x).
Enfin, un fois cette épreuve surmontée, il file dans sa chambre de 12 m² pour braver triomphalement les 3h quotidiennes de boulot. Du moins, théoriquement. En effet, avant, pendant et après le travail, l'Hypokhâgneux peut -s'il le veut- faire le "bordel" avec ses camarades voisins. Mais là est une autre histoire. Le soir est le moment propice à l'épanouissement. Lire, ficher, faire un exercice, cela devient quasi un réflexe chez l'Hypokhâgneux. Mais l'austérité ne le guette point. Par la richesse des connaissances à apprendre, par ce qu'il peut appeler dorénavant un "loisir intellectuel", l'Hypokhâgneux vit, erre, déambule, parmi les écrits de Descartes et Spinoza, ou encore parmi le polynôme de Tchebichev et le binôme de Newton. Si l'envie le prend, il ouvre un des six livres qu'il doit lire pour la rentrée, au hasard Madame Bovary -ce chef d'oeuvre!-. Enfin, après cet épanouissement à la fois humain, spirituel et intellectuel, l'Hypokhâgneux attaque les ténèbres de la nuit, le fameux pays des Chimères nervaliennes. L'Hypokhâgne est bien loin d'être une classe. C'est une véritable philosophie de vie.

# Posté le mercredi 31 octobre 2007 19:36

[*] Récit d'Hypokhâgneux, Partie II [*]

[*] Récit d'Hypokhâgneux, Partie II [*]
La deuxième semaine de cours vient de se finir. Les conjonctures esquissées durant les dix premiers jours se confirment. L'internat se révèle, comme prévu, un lieu de détente, d'épanouissement et, bien entendu, de travail acharné. Le rythme s'accélère, les premiers Devoirs Maisons (DM) s'accumulent, la vraie nature des professeurs apparait. Puis, les premières échéances arrivent, illustrées par le premier Devoir Sur Table (DST) de Philosophie: Peut-on donner un sens à sa vie? Quatre heures plus tard, l'ensemble de la classe vient d'apprendre la première qualité du préparationnaire, l'humilité. De fait, la vie de l'élève d'hypokhâgne est jalonnée d'expériences diverses: livres chers à acheter (environ 200¤ de livres obligatoires), fichages intempestifs, à toute heure, d'histoire ou de sociologie, et même des exercices de mathématiques SANS calculette. Si, si, 47 formules de trigonométrie à apprendre. Mais, tout de même, pour le moment, la prépa reste "viable". Nous sommes encore loin de la légende urbaine de l'élève de prépa, qui ne voit pas le jour durant deux ans (ou trois pour les chanceux). Néanmoins, les premiers concours sont en ligne de mire : London School of Economist, courant octobre, et bien sûr, Sciences Po en mai. L'important est de ne pas douter quant à ses capacités, se fixer un objectif, et, dans la mesure du possible, se donner les moyens de réussir.
Hiboux de toute la France, à nous de jouer.

# Posté le dimanche 16 septembre 2007 08:45

Modifié le mercredi 31 octobre 2007 19:39